Cétait Anne de Bretagne, duchesse en sabots (bis) Revenant de ses domaines, en sabots mirlitontaine Ah ah ah ! Vivent les sabots de bois ! Voilà qu'aux portes de Rennes, avec ses sabots (bis) L'on voit trois beaux capitaines, en sabots mirlitontaine Ah ah ah ! Vivent les sabots de bois ! Ils saluent leur souveraine, avec des sabots (bis) Lui donnent un pied de verveine, en sabots Lunion du lys et de l’hermine. Pendant plus de mille ans, la Bretagne a défendu son indépendance. Mais, à l’aube du XIVe siècle, elle devra s’incliner face à la France. Le récit d’une soumission en huit étapes. Francisque Oeschger Publié le 04/11/2019 à 18h34 - Mis à jour le 13/05/2020. Sauvegarder l'article. Cétait Anne de Bretagne, duchesse en sabots (bis) Revenant de ses domaines en sabots, mirlitontaine, Ah, Ah, Ah ! Vive les sabots de bois ! Revenant de ses domaines, duchesse en sabots (bis) Entourée de châtelaines en sabots . mirlitontaine, Ah, Ah, Ah ! Vive les sabots de bois ! On vous attend à compter du 1er juillet 2020 Entrées adultes : 3 € Ados : 1€ Jeunes :gratuit Dernièresnouvelles de la Cinémathèque de Bretagne : Programmation, Nouveaux dépôts, Les projets en cours, Journal Fil à Fil, Appel à témoignage. Annede Bretagne C’était Anne de Bretagne duchesse en sabots oh C’était Anne de Bretagne duchesse en sabots revenant de ses domaines en sabots mirlitontaine Oh oh oh vive les sabots de bois Voilà qu’aux portes de rennes Trouva trois beaux capitaines Ils saluent leur souveraine Lui donnent un pied de verveine S’il fleurit vous serez reine Elle a fleuri la verveine Cétait Anne de Bretagne. C’était Anne de Bretagne, duchesse en sabots (bis) Revenant de ses domaines en sabots, mirlitontaine, Ah, Ah, Ah ! Vive les sabots de bois ! Revenant de ses domaines, duchesse en sabots (bis) Entourée de C’était Anne de Bretagne, duchesse en sabots". Ce refrain résume le souvenir que nous avons gardé de la Bonne Duchesse. Une princesse populaire, proche de sa terre et fière de sa culture, qui lutta héroïquement pour préserver l’indépendance de sa chère Bretagne. Cette image n'est pourtant qu'une légende bien éloignée de la réalité historique. Unejeune femme en costume paysan et sabots de bois : l'image d'Anne de Bretagne est devenue le symbole de la lutte d'une région pour son indépendance. Afficher le menu Partager sur twitter (Nouvelle fenêtre) 78histoire. par Félix Lorin. "L'histoire de St Léger en Yvelines est intimement mêlée à l'histoire de France, les dates de séjour des rois de France à St Léger, ses divers possesseurs à travers les âges. Les divers évènements qui s'y sont déroulés font mieux connaître l'histoire générale de notre pays que toute autre source. Annede Bretagne était une sacré pièce d'échiquier dans l'Europe de l'époque, chaque "contrat" de mariage était négocié d'une main de fer pour que la Bretagne reste duché et non ratachée à la France.Une femme comme on n'en fait plus, un caractère bien trempé, qui à la fin de sa vie partit en pélerinage(en sabot) autour de la Bretagne. iAFHl. 1Ce livre s’impose au lecteur par sa réussite matérielle, à commencer par sa jaquette rigide à dominante orangée représentant Anne de Bretagne. Certes, le choix de représenter la dernière duchesse de Bretagne deux fois reine de France n’est pas pour surprendre, tant elle domine de sa stature le corpus des duchesses de Bretagne entre le xe et le début du xvie siècle. Mais là où on se serait attendu à une superbe miniature tirée par exemple des Grandes Heures d’Anne de Bretagne réalisée par Jean Bourdichon, c’est son portrait stylisé sur une affiche touristique de 1930 qui fait office de couverture. Cette image iconique est un révélateur du projet de Laurence Moal au-delà de la connaissance du contour historique de ces duchesses, qui n’avait encore jamais fait l’objet d’une synthèse sérieuse, la démarche la plus novatrice du livre consiste à révéler leurs représentations et leur instrumentalisation depuis le Moyen Âge, à l’origine d’une véritable mythologie régionale. 2Après sa thèse importante sur L’Étranger en Bretagne aux xive et xve siècles en 2008, l’auteure s’est exercée avec brio à cet exercice de style alliant synthèse historique et déconstruction de mythes historiographiques, déjà sous la forme de livres richement illustrés parus aux PUR avec Auray, 1364. Un combat pour la Bretagne, en 2012, ce fut d’abord l’étude de la bataille la plus décisive de la guerre de Cent Ans pour la Bretagne, suivie en 2015 par son Du Guesclin, images et histoire. L’auteure réussit ici à nouveau un excellent compromis par son style fluide et rigoureux et la présence de très nombreuses illustrations, l’ouvrage s’adresse aussi bien à un lectorat féru d’histoire de la région qu’aux historiens de la Bretagne médiévale ou de l’histoire des femmes et du pouvoir. 3La question centrale au cœur de l’ouvrage est en effet celle de la nature du pouvoir exercé par des femmes proches de la souveraineté. Bien qu’elles aient accès aux responsabilités en des circonstances exceptionnelles, lors de courtes périodes d’interrègne, ces duchesses sont par essence un moyen de transmission du pouvoir et de continuité dynastique par la maternité, tandis que leur rôle au quotidien consiste en la représentation du pouvoir princier. Dès lors, se pose la question de l’amplitude de leur autonomie dans et autour du pouvoir, de leur latitude à mener une existence quotidienne au-delà des normes imposées par les exigences du milieu curial, en particulier par l’accession à une indépendance financière et le choix d’une vie culturelle et spirituelle autonome. Autrement dit, l’enjeu central du livre est bien de mesurer la capacité d’agir agency de ces actrices de l’histoire de la Bretagne médiévale. 4Pour ce faire, L. Moal s’est appuyée sur une grande variété de documents disponibles, plus nombreux pour les deux derniers siècles, avec une large part accordée aux sources iconographiques. On appréciera particulièrement la qualité et la précision des légendes et notices accompagnant ces nombreuses images, d’autant que L. Moal a le plus souvent la volonté de montrer les ressorts de la construction de beaucoup d’entre elles. Mais on aurait pu espérer la mention des références des figures au fil du texte, pour permettre une lecture articulée entre iconographie et récit textuel. L’organisation du propos se fait en trois parties. La première, Les duchesses dans la sphère publique. Des actrices politiques à part entière » p. 18-83, 63 figures, présente les portraits des duchesses sur cinq siècles, mais aussi les parcours de vie selon les âges, fortement marqués par l’enjeu du mariage. Puis, nous suivons ces duchesses De l’espace privé à l’espace public » p. 84-165, 73 figures, en passant de leur intimité à leur exposition à la cour. Enfin, la troisième partie, Des duchesses héroïques, entre imaginaire et folklore » p. 166-213, 63 figures, est consacrée à la postérité de quelques-unes d’entre elles. Le Petit précis illustré du temps des duchesses » p. 223-286, constitué d’une cinquantaine d’encarts accompagnés le plus souvent d’images, est à la fois un lexique de termes techniques et biographiques bien utiles pour des lecteurs non-spécialistes, mais aussi un approfondissement de certains points de l’analyse. L’ouvrage s’achève par un riche appareil critique p. 291-325, composé d’une liste biographique des duchesses, de tableaux généalogiques, de repères chronologiques, des sources et de la bibliographie, de deux index lieux et personnes et des tables des illustrations et des matières. 5La première partie débute par une typologie, qui va de l’épouse et mère à la duchesse régnante. La duchesse modèle est celle qui donne naissance à plusieurs enfants, de préférence des héritiers mâles il faut à tout prix la remplacer en cas de décès, pour un remariage que l’on espère fertile. À l’inverse, en cas de mort ou d’absence du duc, ou pendant la minorité du fils héritier, elle exerce temporairement l’autorité. Parfois, unique héritière, la duchesse peut transmettre le pouvoir au conjoint ou à ses enfants, en accord avec la coutume de Bretagne c’est le cas pour six duchesses du xie au xive siècle, avant que les Montfort ne réaffirment la préférence masculine au milieu du xve siècle. Les enjeux autour de leur mariage étant énormes, ce n’est sûrement pas dans le cadre de cette institution que l’autonomie féminine peut s’affirmer. La duchesse étant au service de la continuité de l’État, bien la marier, c’est perpétuer la dynastie. En termes diplomatiques, il faut rechercher des épouses ducales hors de Bretagne, selon une logique d’élargissement croissant des alliances à l’échelle de l’Europe de l’Ouest au cours des siècles. Ces projets matrimoniaux permettent de ramener la paix ou de protéger le duché des convoitises, quitte à être ensuite annulés en cas d’opportunité jugée plus bénéfique. Ces alliances matrimoniales sont aussi une bonne opération financière tout contrat de mariage est âprement négocié et nécessite souvent de nombreux échanges d’ambassadeurs. L’une des facettes publiques du métier de duchesse consiste à administrer leur seigneurie et à gérer leur patrimoine. Si la question de l’influence de la duchesse sur son époux dans l’exercice de ses fonctions semble insoluble au même titre que pour les maîtresses, ce personnage joue parfois un rôle de médiation en intervenant dans les négociations et la signature des traités c’est ainsi que Jeanne de Montfort et Jeanne de Penthièvre en viennent à revendiquer les droits du duché de leur époux lors de la guerre de Succession au milieu du xive siècle. 6Il y a lieu de se demander si la distinction entre espace privé et espace public, au cœur de la deuxième partie, s’avère fondée pour une duchesse. La cour, qu’elle soit itinérante ou à demeure à Nantes, est un lieu de représentation continue pour la duchesse elle doit se plier à un cérémonial solennel et codifié, tout particulièrement lors des réceptions et des fêtes princières. En permanence, elle y est entourée de nombreux proches, d’officiers et de ses serviteurs aux effectifs croissants au fil des siècles. Même les événements a priori les plus intimes respectent un protocole public, aussi bien la consommation du mariage vers 15 ans que les accouchements, un rituel d’autant plus fréquent que la mortalité des enfants en bas âge est élevée. Quant aux relations avec leur progéniture, elles restent brèves et sommaires en raison de leur mise en nourrice précoce, puis de l’envoi de certaines filles dans des établissements monastiques. Le mari princier est lui aussi très souvent absent, a fortiori quand il développe une relation adultérine… alors que la surveillance de la fidélité de la princesse est cruciale pour assurer la continuité dynastique. 7Dans ces conditions, les espaces d’autonomie pour une duchesse se font rares. Elle dispose d’un hôtel spécifique, condition d’une certaine indépendance économique, permettant ainsi de financer son train de vie luxueux et tenir son rang symbolique, en somme de répondre à ses obligations de représentation. C’est peut-être finalement dans la dévotion et le mécénat, difficilement séparables, qu’elle dispose d’une véritable capacité d’action. L’auteure aurait pu y consacrer plus de développements en se fondant notamment sur les travaux de Cynthia J. Brown. Leur bibliothèque, constituée de manuscrits de plus en plus richement décorés, est souvent plus fournie que celle de leur époux comme l’a montré Diane Booton dans un ouvrage non recensé de 2010. Leur autonomie spirituelle déborde les marges de ces livres, le plus souvent de prières ; les princesses s’émancipent de la chapelle curiale et des confesseurs attitrés pour aller investir et s’investir dans des établissements monastiques bénédictins puis cisterciens, qu’elles rejoignent parfois à la fin de leur vie, avant de soutenir de plus en plus les ordres mendiants. Pour dix des vingt-huit duchesses répertoriées entre le xie et le xve siècle, le veuvage est peut-être le temps d’une plus grande indépendance, grâce à l’usufruit de leur douaire un thème sur lequel deux références manquent, la thèse de droit de Nicolas Kermabon, Le douaire des duchesses de Bretagne xiiie-xve siècles, soutenue en 2007 et l’article de Claire Leriche-Corvisier de 2013 dans le Bulletin de la Société Archéologique et Historique de Nantes et de Loire-Atlantique, une indépendance parfois chèrement préservée, comme le prouve la résistance d’Isabeau d’Écosse à un projet de remariage. 8Enfin, la troisième partie, sans aucun doute la plus innovante, s’attache à déconstruire des représentations légendaires, voire mythologiques, de quelques-unes de ces figures. Deux duchesses sont ainsi présentées comme des héroïnes de guerre dans le cadre du conflit de Succession de Bretagne au milieu du xive siècle. Or, cette légendaire guerre des deux Jeanne » doit beaucoup aux écrits des chroniqueurs médiévaux, en particulier Froissart et Jean Le Bel, mais leurs portraits n’ont pas la même couleur, puisque Jeanne de Flandre, épouse de Jean de Montfort, est célébrée pour ses exploits lors du siège d’Hennebont en 1342, tandis que Jeanne de Penthièvre fait l’objet d’une légende noire en relation avec la défaite et la mort de son époux Charles de Blois à la bataille d’Auray en 1365. Deux autres figures ont été considérées comme de saintes duchesses ». Dans le cas d’Ermengarde au xiie siècle, le rôle d’Albert le Grand au xviie siècle a été essentiel mais insuffisant pour la promotion de son culte. En revanche, pour Françoise d’Amboise, les efforts conjugués des hagiographes de la Réforme catholique, puis de l’Église de Nantes au xixe siècle, ont permis la béatification de la pieuse duchesse du xve siècle, au risque d’une déformation du personnage historique. Le rôle fondateur du xixe siècle pour l’invention d’une tradition fonctionne aussi pour les deux duchesses guerrières précédemment citées, mais surtout pour la figure mythique et folklorique de la duchesse Anne. Elle est initiée par les celtomanes qui la présentent comme une Bretonne proche du peuple la duchesse aux sabots », avant d’être récupérée par la propagande républicaine comme l’incarnation d’une Bretagne soumise de bonne grâce aux intérêts français, puis de nourrir l’inspiration de l’iconographie touristique et publicitaire, pour le plus grand profit de la marque Bretagne ». 9En somme, ces cinq duchesses ont fait l’objet d’une construction historiographique dont on retrouve quelques bribes chez les auteurs médiévaux, mais qui s’est cristallisée dans les siècles postérieurs, tout particulièrement au xixe siècle. Ce siècle est en effet marqué par une écriture romantique de l’histoire, propice à l’émergence de figures exceptionnelles à la personnalité présentée comme hors du commun ; puis, la puissance retrouvée de l’Église catholique a permis la sanctification de personnages ; enfin, en Bretagne tout particulièrement, la production historiographique est redynamisée par une approche régionaliste voire nationaliste, incarnée par Arthur de La Borderie, qui doit mettre en avant des héros et héroïnes bretons pour contrebalancer ceux et celles de la France républicaine. Le portrait légendaire de ces cinq personnalités détonne donc fortement dans l’album des duchesses ordinaires de Bretagne. Nous pouvons avancer l’hypothèse qu’elles sont en rupture avec le modèle de la duchesse. Elles s’inscrivent en effet dans un régime de genre hyperbolique ou décalé ici, elles sont plus guerrières que ne le voudrait la norme et en cela en viennent à s’apparenter au genre masculin à l’instar de Jeanne d’Arc ; là, elles incarnent un idéal de dévotion qui les rapproche d’un modèle de sainteté qui transgresse les bornes de leur fonction de duchesse. Quant à l’inclassable Anne, duchesse de Bretagne et reine de France, l’imbrication entre son destin matrimonial et la disparition de la principauté indépendante lui confère une incomparable aura, entretenue par son utilisation publicitaire et la prolifération récente de biographies. 10Ainsi, la richesse de cet ouvrage transcende son sujet pour soulever des questions historiographiques et méthodologiques importantes. Néanmoins, un goût d’inachevé se fait sentir sur l’approche critique de l’historiographie bretonne des duchesses. Au-delà des cinq figures atypiques retenues, un développement global sur l’ensemble des duchesses aurait permis de connaître les représentations dominantes sur la longue durée, à commencer par les chroniqueurs bretons du temps des Montfort, de l’Anonyme de Saint-Brieuc à Alain Bouchart. En effet, ces auteurs ne présentaient guère ces princesses comme des figures exceptionnelles, ni même comme des femmes de pouvoir ; bien au contraire, ils préféraient se centrer sur les faiblesses du genre féminin, voire sur les vices des femmes proches du pouvoir, en dénonçant plus particulièrement leur propension à une irrépressible colère ou leur nature luxurieuse, autant de péchés incompatibles avec les exigences du métier de souveraine. 11De même, il aurait été utile de déceler les partis pris idéologiques de grands historiens bretons comment ces femmes de pouvoir ont-elles été intégrées dans le récit historique catholique, nationaliste ou positiviste au xixe et encore au xxe siècle ? Ainsi, pour en rester au seul Arthur de La Borderie, on perçoit qu’il a eu tendance à masculiniser les duchesses héritant du pouvoir, comme le démontrent quelques citations de son Histoire de Bretagne intégrées dans l’ouvrage de L. Moal ainsi, au début du xie siècle, la duchesse Havoise gouverne-t-elle avec une grande prudence et une virile sagesse » p. 77, tandis que l’historien vante chez Jeanne de Flandre ce fier langage et cette virile attitude [qui] excitent dans le parti des Montfort un vif enthousiasme » p. 173. Même si l’Auteure qualifie La Borderie de machiste impénitent », elle se laisse pourtant aller à quelques facilités historiennes, en répercutant parfois sans recul ses opinions. Ainsi, la comtesse de Kent est la plus belle femme du royaume » p. 55 ou, au sujet du mariage de la toute jeune Anne de Bretagne avec l’empereur Maximilien p. 61, cette union flattait son imagination d’enfant ; devenir reine et un jour impératrice c’était un beau rêve… » et aux p. 24, 25, 75, 88. Alors que l’anglophobie de La Borderie est bien mise en évidence p. 262-263, la déconstruction des représentations sur les duchesses ne conduit pas jusqu’à son terme une analyse critique en termes de genre. 12En dépit de ces quelques réserves, qui sont peu de chose eu égard à l’ampleur et à la qualité du travail, cette synthèse marque à n’en pas douter une étape fondamentale dans l’histoire du genre en Bretagne, en y intégrant désormais des femmes de pouvoir de la période médiévale. Les recherches sur les femmes et le genre en Bretagne sont cependant loin d’être épuisées, comme le démontrent les deux thèses en cours sur les femmes de pouvoir signalées par L. Moal p. 17, note 13 ; les études de genre devront désormais intégrer pleinement les femmes qui ont vécu loin des demeures aristocratiques et de la cour ducale, qu’elles soient paysannes ou bourgeoises, religieuses ou marginales, jeunes ou vetulae, afin de mieux cerner l’histoire de toutes les Bretonnes au Moyen Âge. 22 avril 2010 4 22 /04 /avril /2010 1600 Henriot marque HR utilisée jusqu'en 1922. Signature sur les deux faces. Décor attribué à Jacques Pohier. Assiette à bord contourné, diamètre 24 cm. Ecusson formé d'une croix de Saint-André de couleur verte et portant la mention "Breiz". Le marli de cette assiette est formée d'une plaine azur d'ajoncs et de bruyères entourée de filets jaunes. Au bas de l'assiette, il est écrit dans le ruban "C'était Anne de Bretagne". Nous ignorons pourquoi l'artiste a souhaité flanquer une paire de sabots en face du regard de la duchesse Anne ? Ce n'est quand même pas elle qui serait passé par la Lorraine avec ses sabots ? Dondaine ! Henriot with the HR mark used until 1922. Signature on both faces. Decoration attributed to Jacques Pohier. Plate in the by-passed edge, the diameter 24 cms. Badge formed by Saint André's cross of green color and showing the mention "Breiz". The marli of this plate shows a plain azure of gorses and heathers surrounded with yellow nets. At the foot of the plate, it is written in the ribbon "C'était Anne de Bretagne". We ignore why the artist wished to put a pair of clogs in front of duchess Anne ? It is not her who would be crossed by the Lorraine with her clogs ? Dondaine ! It is necessary to be French to understand ! Published by pse - dans Pohier Jacques Henriot 12 janvier 2014 490 Vues Amzer-lenn / Temps de lecture 5 min Lu dans Le Télégramme En 1514, il y a cinq cents ans, Anne de Bretagne s’éteint au terme d’une existence particulièrement mouvementée. Mariée à un empereur et deux rois de France, elle demeure la dernière souveraine d’un duché de Bretagne quasi indépendant dont elle a vaillamment défendu le statut. Elle demeure la plus célèbre Bretonne de l’Histoire de France. Anne de Bretagne est née en 1477, au Moyen Âge, dans un duché de Bretagne indépendant et prospère ; elle meurt reine de France, dans une Europe de la Renaissance où se multiplient prouesses artistiques, découvertes géographiques et avancées scientifiques. Anne de Bretagne » disparaît au terme de 37 années particulièrement denses. La petite BretteElle est encore une enfant lorsque son père décède, quelques mois après la terrible défaite de Saint-Aubin-du-Cormier. Dès lors, le destin ne va guère l’épargner et va contribuer à forger un caractère étonnant. Entourée de conseillers fidèles et attachés aux libertés bretonnes, elle continue la lutte contre les troupes françaises. Vaincue militairement, elle doit capituler en 1491. Elle fait partie du butin du vainqueur, le roi de France Charles VIII qui l’épouse quelques mois plus tard, sans même attendre de dispense papale annulant son précédent petite Brette » fait d’abord le dos rond. Elle encaisse les brimades d’un mari plutôt frustre, heureusement régulièrement parti guerroyer en Italie. Elle apprend à se faire respecter. Saint-Gelais nous dit qu’elle était crainte des courtisans. Brantôme, dont une partie de la famille a servi Anne, évoque également une certaine dureté envers ses serviteurs, qu’elle sait cependant récompenser royalement lorsqu’elle est satisfaite. Avec Charles VIII, qu’elle n’aime pas, Anne de Bretagne tente de tenir son rang de duchesse et de reine. Elle alterne également les grossesses – une dizaine au cours de sa vie -, mais aucun enfant qu’elle a avec Charles VIII ne fois sacrée reineOn ne la devine guère affligée lorsque son royal époux décède d’un bête et anodin accident dans leur château d’Amboise. Charles VIII a, semble-t-il, glissé et s’est cogné la tête dans un escalier. Anne a 21 ans. Elle est veuve. Elle se remarie au successeur de Charles, Louis XII dès 1499. Par nécessité politique sans doute, mais pas seulement car il semble y avoir du sentiment entre ces deux-là. Avant d’être roi de France, Louis n’a-t-il pas été un aristocrate frondeur, un temps réfugié à la cour d’un duc de Bretagne pour lequel il combattra contre Charles VIII jusque 1487 ? Fait unique dans l’Histoire de France, Anne exigera d’être sacrée reine de France une seconde fois à XII se montre en tout cas beaucoup plus respectueux des droits de son épouse et de son duché. Cette dernière y rétablit une certaine forme de souveraineté et va désormais gérer directement les affaires d’une péninsule qui dispose de ses propres institutions. Catholique fervente, elle nomme elle-même des ecclésiastiques de confiance à la tête des évêchés bretons. C’est en duchesse souveraine qu’elle correspond avec les papes de son époque, auxquels elle multiplie les signes de ferveur et de fidélité, même lorsque ceux-ci appartiennent à la famille des d’être la pauvre duchesse en sabot » décrite plus tard, Anne de Bretagne est en fait une fine politique qui a su renégocier les clauses de son contrat de mariage. Il y a, chez elle, du Prince de ce Machiavel qu’elle a probablement rencontré. Elle s’oppose ainsi farouchement au mariage de sa fille Claude au futur François Ier qui annexera le duché en 1532. D’ailleurs, si Anne avait eu deux héritiers mâles, la Bretagne aurait recouvert son indépendance. Grâce à Anne de Bretagne et aux résistances que rencontre le pouvoir royal, la Bretagne obtient un statut d’autonomie fiscale qui va perdurer pendant trois Louis XII, Anne comprend que le temps des humiliations est passé. Les Bretons, qui lui sont restés fidèles dans les épreuves, se voient désormais récompensés. En revanche, elle peut se montrer particulièrement rancunière. En 1506, elle obtient la condamnation de Pierre de Rohan, pourtant maréchal de Gié. Il appartient à une famille qu’elle exècre pour avoir trahi les intérêts du duché. Elle n’hésite pas à utiliser la corruption, l’intimidation et son accès privilégié au roi contre lui. Elle estoit prompte à la vengeance et pardonoit malaisément », commente sobrement popularité posthumeSavante sans être lettrée, Anne a également le souci de la postérité. Elle finance plusieurs ouvrages historiques sur la Bretagne Le Baud, Bouchart, De Belges qui contribuent à alimenter une flamme souverainiste, ravivée par Bertrand d’Argentré à la fin du XVIe siècle. Dès cette époque, la mémoire populaire commence à l’idéaliser. À partir du XVIIe, on lui consacre de nombreux récits, romans, pièces de théâtre et, surtout, chansons populaires. Dans le coeur des Bretons, le temps de la duchesse Anne » devient celui d’une époque mythique, mêlant rêves de prospérité et de liberté. Et la plupart des villes de Bretagne conservent une maison de la duchesse Anne » en souvenir de son Tro Breizh triomphal, en 1505. Erwan Chartier-Le Floch Articles du même auteur Yvon, l’un des célèbres Frères Morvan, vient de disparaître Amzer-lenn / Temps de lecture 1 min Yvon Morvan, l’un des deux derniers Frères … LES PORTES DU SACRE » de Bernard Rio il est encore temps de réserver votre exemplaire Amzer-lenn / Temps de lecture 1 minSi vous n’avez pas encore pré-commandé votre ouvrage …